lundi 31 juillet 2017

Restitution à Kiendsom de notre projet hygiène et assainissement

Notre projet hygiène et assainissement a été évalué fin octobre 2016 et devait donner lieu à une restitution sur place.

Pour une meilleure appropriation du projet et pour préparer la suite le chef de projet de Koassanga choisit de laisser aux habitants de Kiendsom le soin d'organiser la réunion et la fête.

1. Evaluation du projet eau et assainissement pour l'école :

Entrée à Kiendsom



Salutation des élèves de l'école


Hymne National en français au tableau chanté en Mooré (langue des Mossis, l’ethnie dominante au Burkina) le matin avant la classe avec levé de drapeau du Burkina Faso et à la fin de la classe le soir avec baisse du drapeau (cérémonie des couleurs)


Douche pour l'école (latrines VIP transformées en douche)

Des enfants joyeux au premier plan, au second plan, des mamans viennent chercher de l'eau au point d'eau partagé avec l'école, à l'arrière plan le jardin potager et le bosquet sacré, lieu de la sépulture des ancêtres.

A droite, l'école, à gauche, les deux latrines EcoSan avec les enfants massés autour. C'était le jour de la visite médicale par l’association "les eaux vives" alors les enfants étaient en récréation prolongée. 

Une formation à l'utilisation des latrines EcoSan a été dispensée (voir article précédent) ainsi que pour la gestion et l'utilisation des sous-produits de l'assainissement en agriculture écologique.



2. Restitution à Koassanga :

Des tentes ont été dressées à la demande du chef de projet mais les habitants de Kiendsom ont organisé l'événement comme ils l'entendaient, ils ont même avancé les fonds : la population est motivée à condition d'être partie prenante.


La restitution consiste à bien expliquer les enjeux et le fonctionnement de l'EcoSan et de l'utilisation des sous produits à l'école.


L'étude de faisabilité de la généralisation de l'EcoSan à l'ensemble du village a également été annoncée à cette occasion. Tous les ménages seront enquêtés pour avoir un état des lieux initial de la gestion de l'eau et de l'assainissement au village.


Les femmes sont également présente à la restitution et ont voix au chapitre. Les projets eau et assainissement renforcent l'égalité entre homme et femmes. 

Chacun trouve son avantage dans l'EcoSan : Fertilisants pour l'agriculture pour les hommes ; confort, santé et sécurité pour les femmes.

Les danseurs traditionnels font l'animation et sont très appréciés. Il dansent et jouent des percussions, les colliers servent aussi d'instruments de musique : ils font un bruit de maracas au rythme de la danse.


Les femmes dansent aussi dans une sorte de joute avec leur corps.


A leur tour les enfants prennent part aux festivités.

Un espace maraîcher avait été aménagé avec une pompe à motricité humaine à peu près au même moment que notre projet eau. Mais les porteurs de projet n'ont pas proposé de formations et les techniciens de l'agriculture de Boulsa n'ont pas pris la peine de se déplacer pour leur enseigner les précautions d'usage ni les dosages des pesticides. 

Les formateurs de Koassanga leur donneront une formation à l'agriculture écologique intensive avec l'utilisation des engrais EcoSan et des répulsifs naturel plutôt que des pesticides.


On peut voir que les différentes ethnies et groupes religieux s'entendent bien et comprennent l'avantage de travailler ensemble sans conflit ni rivalités. Le projet a aussi un impact social important. Les représentations changent, notamment la notion de propriété et de droit du sol : la mise en commun de parcelles est à prévoir pour la gestion intégrées de la fertilité des sols,la rotation des cultures, etc.




Les latrines de l'école sont visitées : un problème d'évacuation de l'urine est à résoudre.

Un cailloux bouche la canalisation, une baguette de bois suffira à résoudre le problème.

 




dimanche 30 juillet 2017

Nouvelles de l'école de Kiendsom

Alliance Missionnaire Internationale-Burkina

Nouvelle de l’école de Kiendsom [ en 2015/2016 Mieux vaut tard que jamais ]
par Elie ROAMBA responsable de la communication et du parrainage à l’AMI-B


Après environ quatre mois de rupture d’eau du forage à Kiendsom, hommes,
femmes, enfants et surtout les élèves ont compris qu’il faut utiliser
judicieusement l’eau, il ne faut pas la gaspiller.

L’autre pompe ne pouvait pas satisfaire tout le village et les élèves pour leur
boisson et arroser aussi le jardin. Pendant ces périodes le jardin a manqué
ses visiteurs quotidiens, les arbres toujours et abondamment arrosés étaient
oubliés.
L’ingénieur Ouédraogo Maxime et ses deux
collaborateurs à kiendsom pour la réparation
de la pompe financée par
l’association « UN PONT UN PUITS »

Le jardin pendant la panne du forage


Des oignons encore dans le jardin de l’école de Kiendsom
 
Le jardin de l’école de Kiendsom commence à revivre

Les latrines ECOSAN sont prêtes à l’école de Kiendsom.

Des élèves bénéficiaires, leur professeur et le formateur ECOSAN.

Formés par Olivier de Kossanga pour un bon usage, les élèves
disent MERCI àl’association « UNPONT UN PUITS »,porteuse de ce projet.

Les parents d’élèves de Kiendsom donnent le bon modèle à leurs enfants en
nettoyant les alentours du jardin

Les enfants d’abord !!! Oui à l’école de kiendsom nous pouvons étudier sans nous soucier de quoi manger après les cours grâce à Agnès Marcaggi et ses Amis de l’association « les eaux vives » !!!


La cantine sert un repas gratuit chaque jour pour les enfants scolarisés parce que : « Quand un enfant a faim la société a mal et la joie s’enfuit des familles »

Note importante : Un partenariat multiple permet le développement de l’école et garantit une action durable et de qualité au service de la Nation burkinabée.

Le projet réalisé « De l’eau et un potager pour l’école primaire de Kiendsom » en 2014 et le projet 2015 en cours d’achèvement « Hygiène et assainissement pour l’école primaire de Kiendsom » ont été porté par l’association
UN PONT POUR UN PUITS ; avec les appuis financiers et techniques de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, de la région Bourgogne-Franche-Comté, du département du Doubs, de la Ville de Besançon et de l’association Koassanga.

L’association « LES EAUX VIVES » finance la cantine et le parrainage et réalise une visite médicale annuelle. Des membres de cette association ont financé une part importante de l'école et le projet eau a été conçu initialement par elle.

L’A.M.I. qui gère l’école est reconnue par l’Etat burkinabé et son président a été décoré le 03 janvier 2015 de la médaille de chevalier de l'Ordre national du Burkina Faso.

jeudi 3 novembre 2016

l'EcoSan plus fort avec la GIFS !

Parcelle de Sorgho blanc (mil) cultivée en Zaï (petites cuvettes), notez la disparition du Striga (plante parasite), la conservation des arbres (agroforesterie) et les haies d'Anthropogon (graminées)
Quelques mots de rappel pour celles et ceux qui prennent notre train en route.

Un pont pour un puits (UPPUP) a porté un projet eau et un projet hygiène et assainissement en faveur de l'école primaire du village de Kiendsom à 8 km à l'Est de Boulsa au Burkina Faso en Afrique.

A l'occasion de notre voyage d'évaluation d'octobre/novembre 2016 nous avons visité les parcelle "GIFS" à Koassanga qui nous appuie pour l'assainissement et l'utilisation des sous-produits des latrines en agriculture écologique.

C'est une utopie qui devient réalité grâce aux compétences réunies du Chef de projet, de Gisèle TAPSOBA du ministère de la sécurité alimentaire, de TAMANI Soharé,  ingénieur et de OUATTARA T. Guillaume technicien au BuNaSols (Bureau National des Sols) sans oublier la confiance, le courage et la collaboration essentielle des villageois de Koassanga impliqués dans le projet qui change leur vie.

Nous sommes soutenus financièrement par l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, par la Région Bourgogne-Franche-Comté, par les département du Doubs (2014 et 2015) et du Territoire de Belfort (Tandems solidaires 2016) et par la Ville de Besançon.

Nous parlons ici à la fois d'assainissement, d'agriculture, de santé, d'économie, d'écologie et de société : Comme un système d'engrenages ces domaines sont envisagés dans un système qui évolue au cours d'un processus de développement que nous appellerons le "processus EcoSan".

L'EcoSan, c'est l'assainissement écologique : Ce sont des toilettes sèches ou latrines à double fosse où les urines et les fèces sont traités séparément :

  • 6 mois de dessiccation dans les fosses pour les fèces  
  • 35 jours de fermentation en bidon pour les urines. 

On garantit ainsi la destruction totale des germes microbiens causes de maladies.

Après ce délais suffisant, les sous-produits sont utilisables en agriculture écologique intensive et permettent de rétablir efficacement le cycle naturel entre l'Homme et la Terre sans risque pour sa santé.

Les avantages des engrais EcoSan sont les suivants :

  • Leur obtention a permis de protéger la ressource en eau et d'éviter de nombreuses contaminations et maladie diarrhéiques.
  • Pas de difficultés de vidanges comme dans les VIP (latrines à une seule fosse ventilée qu'on doit vidanger quand elles sont pleines)
  • Pas de pollution en aval comme dans le tout à l'égout ou les "puits perdus"
  • Les engrais EcoSan sont gratuits après le délais d'amortissement des latrines (3 à 4 ans)
  • La fertilité des sol est rétablie durablement contrairement aux engrais chimiques qui dégradent le sol et l'environnement.
  • La fertilité du sol augmente durablement et les performances des engrais EcoSan dépasse celle des intrants chimiques.
  • Les sols dégradés peuvent être restaurés par l'emploi de ces engrais associés à de la fumure organique.
  • Le changement climatique a des effets marqués sur la production agricole dite "conventionnelle" (labourage profonds, engrais chimiques, et pesticides). Les cultures avec les pratiques EcoSan montrent une bien meilleure résilience : l'amendement des sols par enfouissement change leur structure physique, ce qui leur permet de mieux absorber et stocker l'eau de pluie. Cela compense les aléas des précipitations qui peuvent d'une année sur l'autre devenir rares, excessives, irrégulières ou violentes.
Toutefois cette méthode qui semble idéale se heurte souvent à la réalité du terrain :

Il existe de nombreux types de sols qui réagissent différemment aux fertilisants d'une part. D'autre part la géométrie du terrain joue beaucoup : un terrain en pente doit être aménagé pour éviter l'érosion et la fuite des précieux fertilisants !

D'où la "GIFS" : Gestion Intégrée de la Fertilité des Sols.


Une récolte exceptionnelle de Niébé a été faite ici
La GIFS consiste à mettre en commun des parcelles cultivées pour réaliser des aménagements collectifs du terrain, la rotation des cultures et un travail collectif, ce que ne permet pas un découpage par propriétaire ni un travail individuel :

La récolte de Sorgho rouge (mil) est superbe
    Romaric, excellent cultivateur et expérimentateur, nous fait visiter une parcelle de Soja réussie en agroforesterie
  • Les cordons pierreux (diguettes), les haies vives, les bandes enherbées, les demi-lunes, le zaï, le reboisement ne peuvent être pratiqués que collectivement sur des surfaces conséquentes pour avoir un impact.
  • Le labourage, lorsqu'il est nécessaire se fait suivant les courbes de niveau. 
  • Le riz pluvial a été pénalisé par la saison des pluies 2016 irrégulière , les autres productions compenseront le travail ingrat de cette parcelle.
  • Le choix des espèces et des variétés cultivées tiennent compte du type de sol rencontré.
  • La rotation des cultures est optimisée ce qui limite les attaques des insectes, fléaux de la monoculture. (idéalement Céréale, Légumineuse, Culture maraîchère ou fourragère).
  • Les cultures sont diversifiées pour tenir compte des aléas climatiques : Il y a mutualisation du risque et rétribution au mérite des participants : quelque soit le régime des pluies au moins les 2/3 des cultures réussiront, ceux qui auront bien travaillé mais peu récolté seront rétribués par ceux qui auront beaucoup produit.
  •  La dispositions des parcelles est choisie de manière à éviter que deux cultures identiques ne voisinent : Cela constitue un obstacle à la contamination par  les ravageurs spécifiques de telle ou telle culture.
  • Chaque participant choisi l'une ou l'autre des cultures possibles : Sorgho rouge ou blanc, Petit mil, Niébé (haricot), Pois de terre, soja, riz pluvial, sésame, etc. à l'emplacement optimal.

La GIFS est la dernière étape du processus de développement EcoSan. 

C'est le fruits d'innombrables échanges entre institutions (Ministères de la sécurité alimentaire, de l'agriculture, de l'assainissement, etc), chef de projet, Techniciens du BuNaSols et populations intéressées et d'incalculables heures de pratiques fructueuses... ou pas, de débats houleux ou de discussions enjouées.

Ce qui n'était qu'une utopie irréalisable il y a trois ans est devenu une réalité de terrain à Koassanga par l'implication des populations : Si vous demandez aux villageois qui ont essayé la GIFS ce qu'ils en pense ils vous répondront "Adopté !".
La GIFS, c'est ce que nous voulons proposer à terme à la centaine de familles des villages de Kiendsom et Rapéla de la commune de Boulsa.


Coût d'une latrine familiale EcoSan solide : 300 Euros affaire à suivre.

En conclusion : Nous développons un partenariat avec l'Association Koassanga qui maîtrise parfaitement le processus de développement de la technologie EcoSan dans une approche systémique :

  1. par l'application raisonnée des sous produits des latrines (urines et fèces hygiénisés),
  2. l'emploi dense et l'enfouissement de la matière organique pour améliorer la structure physique du sol : augmentation de la capacité de pénétration et de rétention des eaux pluviales et des engrais azotés.
  3. le travail du sol suivant les courbes de niveau, la collectivisation VOLONTAIRE de parcelles pour les champs-tests,
  4. la plantation de haies vives en graminées (Anthropogon), Épineux et légumineuses vivaces ou espèces répulsives,
  5. les aménagements de cordons pierreux, la culture en zai et demi-lune pour éviter l'érosion, le lessivage des sols et la migration des engrais EcoSan dans les réseaux pluviaux.
  6. l'alternance des cultures optimisée (céréale pluviales après légumineuse pluviales puis maraîchage de contre-saison),
  7. la répartition en damiers des cultures pour dérouter les ravageurs spécifiques,
  8. l'utilisation de répulsifs naturels à la place des pesticides (graines de Neem, piment etc.),
  9. l'organisation d'équipes aptes à la sensibilisation, à la formation et par son ouverture à l'expérimentation,
  10. la mise en place de business plans pour l'acquisition  de latrines sèches à crédit (300 euros, remboursés par la vente des sous produits en 3 ou 4 ans maxi !),
  11. le recours à des maçon-formateurs locaux expérimentés,
  12. l'exigence des demandes aux populations : apport personnel en nature et travail, respect des quantité et des délais, sanction en cas de non respect : ajournement de la candidature,
  13. l'implication des populations locales dans leur développement : agricole, hygiénique, de l'assainissement, économique, de la santé, environnemental et social.
  14. des réunions de concertation (causeries) demandant l'adhésion des populations avant toute mise en place de projet,
  15. l'application rigoureuse du processus EcoSan défini par le chef de projet, en concertation avec le BuNaSols et avec les autorités compétentes en matière d'agriculture, de sécurité alimentaire, de gestion de l'eau et d'assainissement, les populations locales, etc.
  16. la protection des prédateurs des ravageurs de récoltes (chauves-souris prédatrices de papillons)
  17. l'implication des autorités locales et gouvernementales en méthodologie, respect des normes et compte-rendus,
  18. la priorité mise sur la sécurité alimentaire (l'agriculture vivrière : céréales, niébé, etc.) plutôt que sur les cultures "d'exportation - vente" (maraîchage de contre-saison, etc) qui peuvent rapidement avoir un impact social négatif,
  19. l'implication des femmes et la valorisation du statut féminin,
  20. etc.
Ce processus complexe (le manquement à une étape compromet l'ensemble) et fragile (il demande l'adhésion et la persévérance des populations locales) mené rigoureusement permet :
  1. de limiter les impacts des aléas climatiques sur les ressources alimentaires,
  2. de limiter la dégradation des sols par les techniques dites "conventionnelles, et par là l'impact de l'agriculture sur l'environnement,
  3. d'aménager des espaces naturels favorables à la préservation des sols,
  4. de doubler, tripler ou plus les rendements comparativement à l'agriculture paysanne, et, même de dépasser les performance des pratiques vulgarisées (engrais chimiques et pesticides),
  5. de limiter l'impact financier des fluctuations du prix du marché des intrants (pesticides et engrais) et des productions céréalières ou maraîchère (la spéculation génère de la pauvreté),
  6. de parvenir dans un délais raisonnable de 2 à 3 ans à la sécurité alimentaire,
  7. de préserver l'environnement et protéger les espèces utiles puis les espèces sauvages,
  8. de restaurer des sols en état de dégradation très avancée, en cours de désertification,
  9. d'améliorer à tous points de vue les conditions d'existence des populations et les amener à se prendre en charge,
  10. d'avoir un impact positif mesurable sur une surface de l'ordre de 3 à 10 hectares.
  11. d'étendre et de diffuser des pratiques optimisées avec les meilleures chances de réussite,
  12. etc.

Elle a fait ses preuve et a été évalué par une ONG allemande qui lutte contre l'avancée du désert ( NB : échec de la "barrière verte")  1ère en matière d'efficience contre la désertification : les sols dégradés sont rétablis en un temps record de 2 à 3 ans par la Gestion Intégrée de la Fertilité des Sols : l'EcoSan plus fort avec la GIFS !





samedi 22 octobre 2016

Cultiver l'Armoise annuelle ? Comment et pourquoi

Culture et mode d'emploi d'Artemisia annua

  •  Achat de semences : ACP 7 grande rue 25330 Longeville (France) 8g de semences plus guide de culture et recommandations contre une enveloppe timbrée à votre adresse et un chèque de 5 Euros de don à l'ordre de l'association loi 1901 Armoise Contre Paludisme (ACP) pour couvrir les frais et promouvoir la culture de cette plante.2
  • Semis:
Le semis se fait dès réception des graines. On mélange une cuillère à café de graines avec 5 à 6 cuillères à café de sable fin. Puis, on parsème ce mélange dans une caisse remplie de pleine terre, on arrose sans inonder. La germination se produit après 4 à 7 jours sous des températures nocturnes de 16 à 18 °C et diurnes de 23 à 25 °C.
  • Repiquage dans des pots :
Le repiquage des plantules en pot se fait dès que la végétation devient trop dense. Chaque plant est alors placé individuellement dans un récipient de taille équivalente à un pot de yaourt pour qu'il ait suffisamment de place. On laisse en place jusqu'à ce que ces plants portent 5 ou 6 feuilles. Cette opération n'est pas obligatoire et certains réalisent un repiquage en plein champ directement à partir des plantules issues de la pépinière.
  • Repiquage en terre :
Le repiquage, à l’extérieur en pleine terre, se fait 3 semaines plus tard (ou 6 semaines après semis) lorsque les plants ont atteint une hauteur de 15 cm. Il est alors important de bien espacer ces plants (environ 80 cm entre chacun). Cette plante demande beaucoup de lumière, pendant le plus longtemps possible, et il faut veiller à l'arroser. Désherbage au sarcloir ou mécanique.
  • Récolte :
La récolte se fait juste avant la floraison en récupérant les feuilles. Ne pas oublier de conserver une partie des plantes intactes pour la récolte des akènes contenant les graines. (environ 12 000 graines/gramme). Elles ont une faculté germinative supérieure à 90 % et une longévité de 3 ans à température ambiante.
  • Séchage :
Il est très important de faire sécher les feuilles à l'abri du soleil sinon la matière active disparaît. Une fois sèches (2 à 3 jours dans une atmosphère sèche et aérée), les feuilles sont prêtes.
  • Réduction en poudre et utilisation : les feuilles et les jeunes tiges peuvent être réduites en poudre dans un blinder puis tamisée àlaide d'un tamis ou d'une passoire. La poudre d'Artemisia sera consommée telle quelle : une cuillère à café rase (500 à 1000 mg/jours) en préventif chaque matin. En curatif, en cas de crise, toutes les 6 heures soit 4 fois par jour réparties au mieux sur la journée pendant 7 à 8 jours. Si on mélange la poudre avec du miel ou de la confiture pour en atténuer la forte amertume, il faut le faire au moment de consommer et non à l'avance : risque d'altérer la substance active.
  •  
  • La poudre de plante est plus efficace que la tisane parce que les lactones et les flavonoïdes qu'elle contient sont peu solubles dans l'eau. Si on fait de la tisane il faut 10 grammes de plantes pour un litre à consommer dans la journée. Pour les bébés et le jeunes enfants on peut faire des suppositoires avec de la graisse et de la poudre mélangées et préparées au dernier moment : exemple une cuillère à café de beurre de karité et une demi cuillère à café de poudre. Pour un adulte prendre une cuillère à café de poudre.
  •  
  • Achat de semences : ACP 7 grande rue 25330 Longeville (France) 8g de semences plus guide de culture et recommandations contre une enveloppe timbrée à votre adresse et un chèque de 5 Euros de don à l'ordre de l'association loi 1901 Armoise Contre Paludisme (ACP) pour couvrir les frais et promouvoir la culture de cette plante.2
  •  
  • Mode d'action : la fonction peroxyde de la molécule d'artémisine d'Artemisia annua réagit avec les ions Fer en libérant un radical Oxygène libre extrêmement oxydant et fatal pour les cellule riches en Fer. Ce qui explique la destruction des parasites du sang (Plasmodium falciparum) ou leur forte inhibition ainsi que la destruction des cellules tumorales (cancer du poumon).[1]D'autres substances contenues dans la plante entière agissent en synergie pour une efficacité supérieure, il s'agit en fait d'une multi thérapie (d'après le Docteur Omnius).
[1]

Eau, assainissement, agriculture, écologie, économie, santé et société : quand le boulet "EcoSan" devient le moteur du développement d'un village

Eau, assainissement, agriculture, écologie, économie, santé et société quels rapports me direz-vous ?

 

 Si au lieu de tirer la chasse d'eau pour "fertiliser" les rivières, je choisis de rendre au sol qui m'a nourri précisément ce que je lui ai emprunté...


Alors sa fertilité augmente et il produit davantage et durablement...

Donc je peux diminuer ma surface cultivée et en rendre une partie aux milieux naturels...

Je restaure le sol aulieu de le dégrader

Je produit davantage avec la même surface donc l'activité agricole devient rentable.

J'embauche du personnel donc j'inverse l'exode rural et je dynamise l'économie locale.

Ainsi le boulet de l'assainissement devient le moteur du développement d'une famille, d'un village, d'une communauté d'agglomération, d'une province, d'un département, d'une région, d'un pays, d'un continent et d'une planète.

L'homme cesse d'être l'exploitant agricole asservi aux multinationales mais il redevient le cultivateur libre, gardien et défenseur de son coin de paradis pour un bonheur généreusement partagé.

L'objectif de Un pont pour un puits, son credo, c'est ça : "Un geste nouveau, une habitude nouvelle, une nouvelle manière de voir, pour une vie nouvelle dans un monde nouveau, bien meilleur".

Bien à vous

christofornes@gmail.com

mercredi 15 juin 2016

L'expérience de UN PONT POUR UN PUITS valorisée par les TANDEMS SOLIDAIRES.

Durant l'année scolaire 2015/2016 notre avons réalisé un Tandem Solidaire avec deux classe de 5e de Collège à Belfort. Des moments d'échange intenses valorisant notre expérience de la Solidarité Internationale.

 


1er Tandem Solidaire avec la classe de 5e de Collège à Belfort :

1. Concertation avec les enseignants (1h)

2. Diaporama immersion dans le contexte du projet au Village de Kiendsom questions des élèves - réponses (2h)

3. Réalisation de jeux par les élèves à base d'images et de mots tirés du diaporama : dominos, Memory, mini jeu de l'oie, etc.

voir article ci-dessous :

4. Présentation d'échantillons de graines de cultures vivrières et d'échantillons de sols

5. Réalisation d'un MAXI JEU DE L'OIE par les élèves à partir du diaporama et du parcours type d'un projet de Solidarité International (Formation au CERCOOP /la Guilde européenne du Raid/ Agence Microprojets)

Pour les différentes étapes de la réalisation d'un projet qui composeront les cases de notre jeu de l'oie je propose les grandes étapes suivante :

1. Sensibilisé : journaux, livre, TV, Chansons, étrangers et réfugiés en France, je fonde ou rejoins une association porteuse de projet.

2. Je me renseigne et je m'inscrit à des formations, je me forme
3. Je conçois un projet :
Poser le problème central, ses causes et ses conséquences
Rechercher la meilleure solution, les activités (ce que l'on fait pour remédier aux causes) pour arriver à la solution et les résultats attendus qui contrent les conséquences du problème initial.

4. Je cherche un ou plusieurs partenaires qui travaillent au plus près des populations à aider et je signe une convention de partenariat qui explique les rôles, les obligations et les bénéfices de chaque partenaire.

5.Je fais appel à un bureau d'étude et/ou à des entreprises et/ou des associations ou ONG sur place pour obtenir des devis et des garanties et des formations pour les bénéficiaires.

6.Je trouve un financement pour notre Projet : cotisations, dons, vente, collecte, subvention de l'Etat et des collectivités territoriales : je remplis des dossiers de demande de subvention.

7. J'effectue un suivi régulier du projet avec les informateurs sur place et j'évalue la situation (avance ou retard, problème) pour poursuite, attente, modifications ou arrêt du projet. Je communique avec les différents acteurs du projet.

8. J'évalue le projet et j'adopte une démarche qualité pour évaluer l'impact réel de mon action : Objectif atteint ? Conséquences : prévues / imprévues, favorables/défavorables.

9. Je suis (du verbe suivre) la bonne marche du projet durant 2 ou 3 ans

10. Je sensibilise à mon tour mes concitoyens à la solidarité internationale en mentionnant les différents partenaires techniques ou financiers. (Site internet, Journaux, TV, radio)

(à suivre)

2ième Tandem Solidaire avec la classe-relais du Collège Simone Signorey à Belfort : 

5 séances dont 4 présentation : Diaporama immersion dans le contexte du projet au Village de Kiendsom questions des élèves - réponses 

Conception et réalisation d'un puzzle de l'Arbre à problème qui devient Arbre à Solution : 

(à suivre)




mardi 12 janvier 2016

ETUDE DE FAISABILITE DE NOTRE PROJET "Hygiène et Assainissement pour l'école primaire de Kiendsom"

COMPTE-RENDU DE L’ÉTUDE DE FAISABILITÉ 

de notre projet : Hygiène et Assainissement / Développement agricole à l’École de Kiendsom 

par Samuel Kalaydjian et Thomas Veit

I. Introduction :

L’association « Un Pont Pour Un Puits (UPPUP) » intervient dans le village de Kiendsom, au Burkina Faso, pour améliorer le cadre de vie de la population rurale. Kiendsom est un village situé dans la commune de Boulsa, dans la province de Namentenga, dans la région du Centre Nord.

Suite à la visite de Christophe Fornès (Président de l’association UPPUP) à Koassanga, pour une rencontre « assainissement et sécurité alimentaire », une réflexion a été engagée par l’association UPPUP sur ce thème. L’objectif étant de vérifier qu’une transposition du processus d’assainissement EcoSan est possible à Kiendsom. Dans un premier temps, il a été décidé de circonscrire le projet à l’école primaire de Kiendsom.
Le Président de l’association « Un Pont Pour Un Puits », à Koassanga, lors de sa participation, en novembre 2014, à l’atelier de restitution « champs-tests EcoSan, campagne agricole 2014 ».
 
L’assainissement EcoSan (Ecological Sanitation) est une solution intéressante à plusieurs titres, elle permet d’atteindre plusieurs objectifs :
  • Assainir
  • Utiliser les sous-produits des latrines (urines et fèces hygiénisés) en agriculture
  • Protéger l’environnement
  • Mettre en œuvre des pratiques permettant de participer à la lutte contre le changement climatique

II. Objectifs de l’étude :
  •  Présenter, l’ensemble des processus EcoSan (assainissement familial et public), à une délégation de représentants de l’école primaire de Kiendsom,
  • Expliquer les avantages et inconvénients du processus EcoSan 
  • Vérifier la motivation des enseignants et des parents d’élèves,  
  • Contrôler la nature des sols avant la mise en place d’un champ-école, 
  • Vérifier la nature des sols pour une éventuelle extension du projet à l’ensemble du village, 
  • Déterminer le niveau de connaissance et de compétence, de la population, dans le domaine de l’agriculture, 
  • Déterminer l’emplacement des latrines publiques de l’école de primaire de Kiendsom.

III. Méthodologie :

Il a été convenu entre les différents acteurs du projet :

Présentation du processus à la délégation – explication « avantages-inconvénients » :
Une visite « in situ », de 3 jours, est organisée afin de familiariser la délégation de représentants de l’école primaire de Kiendsom avec les processus d’assainissement écologique. Les différents impacts dans le domaine de la santé, de l’agriculture et de l’environnement sont présentés à la délégation.


Visite de champs cultivés avec les sous-produits des latrines. Les cultivateurs témoignent de leur expérience EcoSan.Un cultivateur présente à la délégation son champ de sorgho.

  Les échanges se font lors de la visite de champs céréaliers, de ménages bénéficiaires de latrines ainsi qu’en rencontrant les animateurs assainissement du village. 




Une technicienne de la DPARHASA (Direction provinciale de l’agriculture, des ressources hydrauliques, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire) présente à la délégation un champ-test (blocs de Fisher).
Le propriétaire du champ est présent, il explique l’intérêt de ce type de test 
et les bénéfices qu’il en retire.

La rencontre à l’école primaire de Koassanga permet de comprendre le mode de gestion des latrines, l’implication des élèves, des parents d’élèves et des enseignants. La formation des élèves à l’utilisation des sous-produits des latrines en agriculture (champ-école). La délégation a directement posé les questions aux enseignants, aux parents d’élèves et aux élèves.



Une réunion avec quelques représentants de la population du village de Koassanga permet à la délégation de poser toutes les questions qui n’avaient pas été abordées lors des rencontres sur le terrain.

Réunion avec quelques représentants de la population (Président du Comité Villageois de Développement, le secrétaire de l’Association des Usagers de l’Eau, etc.), des formateurs « assainissement EcoSan », des animateurs « assainissement EcoSan », des gestionnaires de centres d’hygiénisation, des formateurs « agriculture EcoSan ».
La rencontre avec des gestionnaires de centres d’hygiénisation des urines ainsi que des gestionnaires de latrines publiques EcoSan permet à la délégation d’appréhender les différentes activités afférentes aux processus « latrines EcoSan ».


Visite d’un des centres d’hygiénisation du village de Koassanga. Le gestionnaire du centre d’hygiénisation explique le fonctionnement et les règles d’hygiène à respecter.



Au terme de ces 3 jours, la délégation doit être en mesure de donner un avis pour l’adoption, ou non, de la technologie EcoSan pour l’école primaire de Kiendsom.


Visite des d’infrastructures dédiées à l’assainissement EcoSan. Les animateurs « assainissement » du village de Koassanga montrent les équipements et matériels stockés. La délégation découvre les fèces, provenant des latrines EcoSan, conditionnées en sac de 50 kgs.  


Si la technologie Ecosan est validée par les membres de la délégation : 

  • Des formateurs EcoSan se rendent à l’école primaire de Kiendsom pour échanger avec les enseignants qui ne sont pas venus à Koassanga. Ils valident avec les enseignants et les parents d’élèves le chronogramme des activités jusqu’à la fin de l’année scolaire (juin 2016). Ils visitent les installations afin de vérifier la possibilité d’installer des latrines EcoSan à l’école. L’ensemble des échanges doit permettre aux formateurs de vérifier la motivation des enseignants et des parents d’élèves.
  • Des pédologues sont chargés de déterminer les différents types de sols présents dans le village de Kiendsom. L’objectif est de vérifier que les intrants EcoSan auront un impact sur les rendements agricoles. Les pédologues bénéficient de l’appui de la population afin de se rendre jusqu’aux limites territoriales du village. Une cartographie des sols est réalisée à l’aide des relevés réalisés sur le terrain.
  • Lors de l’identification des types de sols, les pédologues vérifient la pertinence des techniques culturales mises en œuvre lors de la campagne agricole 2015. Ils constatent les techniques culturales utilisées pour cultiver. Ils posent des questions aux cultivateurs rencontrés afin de déterminer leur niveau de connaissances dans le domaine agricole.
  • L’emplacement des latrines est déterminé en fonction de l’implantation des bâtiments de l’école en tenant compte des contraintes géographiques et climatiques.

IV Visite de la délégation de l’école primaire de Kiendsom à Koassanga :

La délégation de Kiendsom est composée de 9 membres : le Directeur de l’école, 2 enseignants, d’un représentant de l’AME (association des mères des élèves), d’un représentant de l’APE (association des parents d’élèves), 3 élèves  et 1 représentant du COGES (comite de gestion des écoles) et le chargé du Parrainage de Alliance Missionnaire Internationale Burkina. La délégation est arrivée le 28 octobre et est repartie le 31 octobre 2015.



Un cultivateur présente à la délégation sa récolte de niébé (haricot) cultivée à l’aide des sous-produits des latrines EcoSan.

Lors de la discussion il explique que sa récolte de niébé est suffisante pour nourrir toute sa famille durant 12 mois. Il précise qu’il a d’autres champs (maïs, sorgho, mil) et qu’il est non seulement autosuffisant dans le domaine alimentaire mais dispose même d’excédents qu’il vend pour avoir des revenus supplémentaires.


Un cultivateur présente à la délégation sa récolte de sorgho, stockée dans un grenier, cultivée à l’aide des sous-produits des latrines EcoSan. Il explique qu’il n’a pas encore terminé de consommer sa récolte 2013.
Il précise l’impact de l’assainissement EcoSan sur la sécurité alimentaire de sa famille et, plus généralement, pour tout le village.

Visite de la parcelle maraîchère utilisée pour former les élèves, de l’école primaire de Koassanga, à l’utilisation des sous-produits des latrines EcoSan. Les formateurs (1 homme et 1 femme) sont présents pour expliquer le mode opératoire ainsi que l’implication des parents d’élèves pour cette activité.





V Étude des sols du village de Kiendsom :

Objet de la mission : vérifier la motivation des acteurs de terrain, déterminer la nature des sols et les possibilités de dupliquer le projet « assainissement EcoSan » dans le village :

Composition de la délégation : 2 pédologues (BUNASOLS), 2 formateurs « assainissement Ecosan », 1 expert « assainissement EcoSan ». La délégation s’est rendue à Kiendsom le 10 novembre 2015.
Sur le site maraîcher de l'école de Kiendsom
Les pédologues échangent avec le directeur de l’école primaire de Kiendsom, et l’enseignante en charge des activités maraîchères, sur les activités menées dans le domaine de l’agriculture.
Ils déterminent le type de sol afin de proposer des cultures maraîchères, pour le champ-école EcoSan, adaptée au milieu.
Le débat se poursuit sur la préparation de la pépinière.



Les pédologues constatent la présence récurrente de striga (fleur mauve sur la photo) sur de nombreux champ. Le striga est une plante parasite que l’on trouve sur les sols pauvres et qui s’attaque directement aux céréales cultivées.
Le striga diminue le rendement agricole de 30% à 70%. Les cultivateurs rencontrés ont demandé aux pédologues comment éradiquer cette plante.


Limite territoriale nord du village de Kiendsom. La couleur rouge du sol indique des sols sont ferrugineux. La cuirasse est affleurante à de nombreux endroits.




La majeure partie des sols, bien que pauvre, est adaptée à la mise en œuvre d’un programme agricole utilisant les sous-produits des latrines.



Lors des relevés de terrain, les pédologues se sont rendus sur le périmètre maraîcher du village.
Ils ont constaté que les puits busés ne permettent pas de disposer  de suffisamment d’eau pour faire de la culture maraîchère en contre-saison.


VI Conclusion de l'étude de faisabilité par I.D.C. / KOASSANGA :

L’étude a permis de vérifier la motivation des parents d’élèves et des enseignants pour la mise en œuvre d’un projet d’assainissement EcoSan public à l’école primaire de Kiendsom. Toutes les conditions préalables sont réunies pour que le projet se déroule conformément au processus préconisé par l’association Koassanga.

La sécurité alimentaire est un problème majeur qui touche la plupart des ménages du village de Kiendsom. Les sols très pauvres et les mauvaises pratiques culturales expliquent, en plus des aléas climatiques, les faibles rendements agricoles obtenus par les cultivateurs. L’étude réalisée par les pédologues a mis en évidence les forts potentiels agricoles dans le village qui ne sont, pour l’instant, pas exploités à cause du manque de connaissances des cultivateurs.

Un projet d’assainissement familial EcoSan permettra de disposer de fertilisants de qualité qui amélioreront la qualité des sols. Toutefois, il ne sera pas envisageable d’atteindre l’autosuffisance alimentaire sans une stratégie globale incluant des aménagements de sols, la production de fumure organique (fosse fumière), des formations sur les différentes techniques culturales adaptées aux différents types de sols et tenant compte des cultures.

De ce fait, nous pouvons dire que l’assainissement EcoSan est une des composantes d’un ensemble d’activités à mettre en œuvre pour que toutes les familles du village de Kiendsom soient en sécurité alimentaire.  


CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS du Bureau National de Sols (BUNASOLS)

CONCLUSION


Les sols en présence dans le périmètre maraîcher scolaire sont aptes à l’utilisation des sous-
produits des latrines sèches.


Les unités géo morphologiques 2, 3, 4, 5 et 6 présentent des sols aptes à moyennement aptes à
la réplication du projet « latrines sèche » (EcoSan) tel que mise en œuvre par l’Association KOASSANGA.

Ainsi, le terroir de Kiendsom regorge de potentialités pour la mise en œuvre
du projet « latrines sèche » (EcoSan) telle que portée par l’Association KOASSANGA.

L’objectif de mettre en sécurité alimentaire les familles qui seront bénéficiaires de latrines sèches est réaliste. 

Il faudra, en plus de l’utilisation des fertilisants issus des latrines, prévoir des aménagements tels que décrit dans ce rapport pour lutter contre l’érosion des sols.

RECOMMANDATIONS

Pour la mise en place des champs de démonstration, il est recommandé ce qui suit :

la caractérisation plus détaillée des sols en présence à travers l’ouverture de fosses
pédologiques ;

le prélèvement et l’analyse d’échantillons de sols au laboratoire ;

le prélèvement et l’analyse d’échantillons d’urines et de fèces au laboratoire ;

l’aménagement des parcelles en fonction des contraintes physiques