samedi 18 avril 2015

LES PREMIERS RÉSULTATS DE NOTRE PROJET EN COURS à KIENDSOM

Deux fois par mois nous venons aux nouvelles de Kiendsom par téléphone. Il s'agit de suivre l'évolution du projet et d'en évaluer l'impact au près des population. Chaque appel comporte des moments de joie, de questionnements et d'émotion.


Au premier plan deux enseignants montrent l'exemple, au second plan Edouard Nakoulma le Directeur de l'Ecole, notre principal interlocuteur ; à l'arrière plan l'Ecole de Kiendsom et le point d'eau partagé, deux bénéficiaires l'un avec un bidon dans une brouette, l'autre avec une citerne tirée par un âne.

De l'eau en abondance dans ce village de brousse qui en a toujours manqué a quelque chose de miraculeux pour les villageois. Les anciens disent qu'ils n'auraient jamais imaginé avoir un point d'eau dans leur propre village ; on fait jusqu'à 15 à 20 km pour venir y chercher de l'eau potable avec des bidons sur une charrette tirée par un âne.

Les anciens, les parents et les enfants, tous, du plus petits au plus grands nous disent merci !

A Kiendsom l'eau est vendue 50 FCFA ( 10 centimes d'Euros) le bidon de 20 Litres. Cela permet de constituer un fond de réserve pour l'entretient du système.

Au matin du 21 novembre 2014 : prêts pour l'ouverture des vannes ?
Un événement heureux : un point d'eau potable pour le village

A Boulsa (16000 habitants), le chef lieu de la province du Namentenga, à 8km de Kiendsom, on manque déjà d'eau au milieu de la saison sèche : il y a des interruptions de service. L'eau potable y coûte deux fois plus cher qu'en France alors que le revenu par habitant dans les zones rurales est 50 ou 100 fois moindre !

Voilà pour l'eau potable.

Pour le maraîchage voici quelques résultats en image :

Notre plus beau cadeau : le sourire sur les visages

On plante en février
Les semis sont décalés pour avoir des ressources toute l'année

Les premier semis d'oignons germés en en novembre sont déjà utilisés début mars par la cantine de l'école


Au premier plan, des courgettes au second plan, des bananiers. On pratique ici l'agro-foresterie : maraîchage sous verger. 

Ils sont beaux nos concombres ! Début avril on en vend déjà sur le marché de Boulsa ! Les papayers (arbustes) donneront leurs premiers fruits dans quelques mois et seront récoltés pendant 3 ou 4 ans. Le fruit du papayer est recherché, sa vente favorisera l'autonomie de l'école.
Un expert a été consulté pour déterminer les espèces et les pratiques culturales adaptées




Les enfants sont fiers de leur récolte



Début avril on sort un grand sac de concombres pour le vendre sur le marché de Boulsa où il sont très appréciés. 
Cela paye la semence pour la saison pluvieuse. On voit l'ensemble du jardin.

Objectif : l'autonomie de l'Ecole.


Prochain projet : Hygiène et Assainissement pour l'Ecole

Deux douches et ...

... deux latrines EcoSan en partenariat avec Koassanga 
qui maîtrise parfaitement le processus EcoSan 
( Ecological Sanitation, Assainissement Écologique). 

Objectif : Santé et Autonomie des Populations


Pour en savoir plus cliquez sur le lien ci-dessus proposé par Michel GERBE, Vice-Président de UN PONT POUR UN PUITS

Remerciements :

Merci donc aux bénévoles de l'association UN PONT POUR UN PUITS : Christophe, Sylvette, Brigitte, Fulvio, Georges, Claudine, Noël, Frédéric, Florin, Lamiita, Michel, et les autres.
(30% du financement plus 18% de valorisation)

Merci à toutes celles et tous ceux qui nous ont aidés et conseillés : la famille, les amis, les collègues de travail ;

Merci aux commerçants participants
 : (Mercerie Gauthier, Doubs direct, La Missive, l'Exèdre, le Buraliste 1 Grande rue, l'Horloger de Battant) ; 


Merci aux médias
 : FR3, l'Est Républicain, le BVV, le magazine Diversions, Radio Sud, RCF, France Bleue, Radio Campus ; 


Merci aux bisontins actuels et expatriés pour leur adhésion et leur générosité, 

Merci aux collectivité territoriales, principaux financeurs du projet.


à la Ville de Besançon (la Mairie, le centre 1901) (2% du financement)

au Conseil Départemental du Doubs (3% du financement)

au Conseil Général de Franche-Comté (5% du financement)

au CERCOOP pour les formations qu'ils dispense gratuitement aux porteurs de projets et le lien qu'il crée entre les acteurs de la Solidarité Internationale. Ces formations permettent d’améliorer significativement la qualité des projets de la conception au suivi et à l'évaluation. Cette formation permet aussi de remplir des formulaire de demande de subvention des pouvoirs publics (ou d'entreprises privées) pour compléter les fonds collectés par la structure porteuse de projet.

à l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse (30% du financement)

Merci aux partenaires associatifs :

Alliance Missionnaire Internationale qui nous a informé et soutenu avec sa logistique (14% en valorisation)

Doubs Samogohiri qui nous a fait connaître le CERCOOP et l'aide des collectivités territoriales.

Les Eau Vives pour de précieux renseignements

Koassanga qui nous appuie pour la suite du projet

Merci aux entreprises : 

Bouygues Construction qui nous a permis de récupérer des restes du Pont Battant.

Vitali, marbrier à Oiselay et Grachaux qui a scié 1500 objets, sans lui rien n'aurait pu être fait.

Cimenterie Holcim qui nous a fourni les moules pour les derniers objets.

Sarl BETING Bureau d'étude burkinabé qui a posé le devis coordonné les entreprises sur place.